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Pratiques managériales : quelle posture adopter pour manager efficacement ?

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Temps de lecture 10 min

Selon une enquête Robert Walters menée auprès de professionnels européens en 2024, 35 % des managers n’ont reçu aucune formation au management, et 65 % ne se sentent pas suffisamment soutenus lors de leur promotion. Résultat : des équipes qui peinent à trouver leurs marques, des managers qui gèrent à l’instinct, et des organisations qui subissent turnover et désengagement.

Les pratiques managériales qui font vraiment la différence ne sont ni innées, ni réservées aux profils d’exception. Ce sont des compétences managériales qui se travaillent et se renforcent au quotidien.

Avec Yohan, expert en management, vous allez apprendre :

  • Ce qu’est le management situationnel et comment le mettre en pratique
  • Comment poser un cadre structurant sans brider l’initiative
  • Pourquoi il est important de trouver l’équilibre entre empathie et courage managérial
  • Les leviers concrets pour engager et fédérer son équipe sur la durée
  • Comment le feedback et la posture de manager coach permettent de faire progresser ses collaborateurs

Pratiques managériales : mythes VS réalité terrain

Management situationnel : la clé d’un management qui s’ajuste en temps réel

Le management situationnel repose sur une idée simple mais souvent mal appliquée : il n’existe pas de style de management universel. Un collaborateur junior a besoin d’un cadre structurant et d’un accompagnement rapproché. Un collaborateur expérimenté attend plus de liberté et de confiance. Appliquer le même style aux deux, c’est prendre le risque de brider l’un et d’étouffer l’autre.

Ce que le management situationnel évite avant tout, c’est le management copier-coller : manager tout le monde de la même façon, souvent calqué sur la façon dont on a soi-même été managé.

S’adapter commence par écouter.

Avant d’ajuster sa posture, un manager doit investir du temps pour vraiment connaître ses collaborateurs : ce qui les motive, ce qui les freine, comment ils perçoivent leur travail. Ces informations s’obtiennent dans des conversations réelles, menées avec des questions ouvertes. La séquence est toujours la même : observer, écouter, comprendre, puis ajuster.

Un test rapide :

Savez-vous ce qu’ils aiment dans leur poste ? Ce qui les freine ? Comment ils perçoivent leur travail ?

Si la réponse est non, commencez dès demain par des questions ouvertes : « Qu’est-ce que tu apprécies dans ton poste ? Qu’est-ce qui te paraît flou ou frustrant ? »

Poser un cadre structurant, le socle de toute posture managériale efficace

L’autonomie sans cadre ne produit pas de la liberté : elle produit de la confusion.

Un collaborateur qui ne sait pas ce qu’on attend de lui, quelles sont les priorités, ou dans quel périmètre il peut décider seul peut se sentir perdu.
Le cadre managérial bien posé sécurise : il donne les repères à partir desquels chacun peut prendre des initiatives et apprendre. Trop de cadre étouffe et déresponsabilise, mais un cadre inexistant disperse l’énergie et multiplie les frictions.

Le rôle du manager est de trouver le point d’équilibre, et de le recalibrer régulièrement.

Empathie et courage managérial : l’équilibre qui change tout

Certains managers écoutent bien mais n’arrivent pas à dire les choses difficiles. D’autres affirment clairement leurs attentes mais passent à côté des signaux faibles. Les deux postures, poussées à l’extrême, produisent des résultats décevants.

  • L’empathie managériale, ce n’est pas juste être gentil. Il s’agit de comprendre ce que vit un collaborateur pour adapter son accompagnement en conséquence.
    Attention cependant à ne pas confondre empathie et surprotection : un manager qui évite les conversations difficiles, pour préserver la relation, prive son équipe de ce dont elle a le plus besoin pour progresser.
  • C’est là qu’entre le courage managérial. Il n’est pas toujours évident de dire qu’un travail n’est pas à la hauteur, d’annoncer une décision impopulaire ou de recadrer un comportement inadapté. Les managers qui fonctionnent bien exercent les deux ensemble : ils écoutent d’abord, comprennent le contexte, puis posent les choses clairement et sans ambiguïté.

Les bonnes pratiques managériales pour engager et fédérer son équipe

Engager une équipe, ce n’est pas uniquement motiver par la récompense. C’est activer la motivation intrinsèque : le besoin de sens, d’autonomie, de reconnaissance et de progression. La motivation extrinsèque (salaire, primes) ne suffit pas à générer un engagement durable.

Quatre pratiques managériales concrètes font la différence sur ce terrain :

  1. Partager un objectif commun : Traduire la stratégie en priorités lisibles pour l’équipe.
  2. Favoriser un environnement collaboratif : Feedbacks entre pairs, circulation des bonnes pratiques, rituels de communication.
  3. Susciter la coopération transversale : Binômes ou trinômes sur des projets pour développer l’intelligence collective.
  4. Instaurer des temps d’échange réguliers : Pour que chacun se sente impliqué dans quelque chose de plus grand que soi.

Et quand l’équipe regroupe des personnalités très différentes ? 

C’est une richesse ! L’un apporte l’élan, l’autre l’analyse.

Le rôle du manager est de poser le cadre, identifier l’intérêt commun et encourager l’acceptation mutuelle.

Adapter ses pratiques managériales au quotidien

 Pratiques à cultiver

Pratiques à éviter

  • Laisser trop de liberté sans repères clairs
  • Imposer un cadre rigide
  • Manquer de clarté dans la communication des objectifs
  • Penser : “Je manage comme j’aimerais être managé” : Chaque collaborateur est différent.

Le feedback d’amélioration et la posture de manager coach pour faire progresser ses collaborateurs

Le feedback à haute valeur ajoutée

Le vrai feedback est celui qui fait progresser grâce à une structure précise.

Comment faire un feedback d’amélioration ?

  1. Commencer par les faits
  2. Expliciter les conséquences
  3. Poser des questions aux collaborateurs sur ce qu’il s’est passé et comment il va faire pour l’améliorer
  4. Trouver ensemble des solutions
  5. Planifier un point de suivi

Une fois la progression engagée, on passe au feedback positif :
“Bravo, tu as progressé sur ce point. Qu’est-ce que tu as changé ? Comment tu t’es senti ? Qu’est-ce que ça t’a apporté ?”

On valorise, on félicite, et on crée un cercle vertueux où le collaborateur a envie d’aller plus loin.

La posture de manager coach

Quand un collaborateur a progressé, le manager change de posture. Le manager coach ne contrôle plus : il développe. Il co-construit avec son collaborateur de nouveaux objectifs et de nouvelles compétences, par le questionnement plutôt qu’en imposant un plan.

Cette posture managériale s’inscrit dans une vision long terme. Un collaborateur qui grandit devient un relais, un futur leader. En bref, un bon manager fait grandir ses équipes, pour pouvoir grandir avec elles.

Les formations pour aller plus loin

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