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Manager d’anciens collègues : comment trouver la bonne posture ?

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Temps de lecture 5 min

Vous venez d’être promu : félicitations, c’est une belle reconnaissance. Sauf que votre nouvelle équipe, c’est vos anciens coéquipiers. Devenir manager d’anciens collègues, c’est l’une des transitions les plus délicates du parcours managérial et l’une des moins préparées. La bonne nouvelle ? Il existe une clé. Et elle tient en deux compétences managériales : l’empathie et le courage.

Empathie et courage : les deux piliers d’une posture managériale efficace

 

À travers ce témoignage, Mohamed vous partage : 

  • Les deux qualités managériales indispensables qui l’ont aidé à réussir en tant que nouveau manager : l’empathie et le courage 
  • Comment gérer l’équilibre empathie / courage en fonction du contexte et de l’exercice managérial donné
  • Comment développer ces deux compétences managériales fondamentales
  • Les défis et les pièges à éviter quand on manage d’anciens collègues

Équilibre empathie / courage : la clé pour réussir en management relationnel

La posture managériale efficace repose sur deux qualités humaines fondamentales : l’empathie et le courage. Attention, ni l’une ni l’autre ne suffisent seules : c’est leur équilibre, ajusté à chaque situation, qui fait la différence.

L’empathie excessive sans courage produit du laxisme, de la complaisance, voire de la fuite face aux décisions difficiles.
Le courage sans empathie bascule vers l’autoritarisme, l’intolérance et une posture répressive qui détruit l’engagement.

💡 Ce n’est ni la gentillesse ni la dureté qui fait un bon manager. C’est l’ajustement juste entre les deux. Et, bonne nouvelle, cet équilibre se travaille.

Comment mobiliser la bonne qualité managériale selon la situation ?

🤝 J’active l’empathie quand… 💪 J’active le courage quand…
Je recadre un collaborateur et je prends le temps de comprendre les causes réelles avant de juger Je dois porter une décision impopulaire venue de la direction, même si je ne la cautionne pas
Un junior peine sur une tâche que je maîtrise : je me rappelle que la compétence s’apprend Je dois refuser des congés ou des RTT dans une période critique pour l’équipe
Un collaborateur traverse une période difficile : j’adapte mon niveau d’exigence au contexte Je fixe des objectifs plus ambitieux à un collaborateur qui ne les atteint pas encore 
Je veux renforcer la cohésion et créer un environnement où chacun se sent entendu Un comportement nuit à la dynamique d’équipe : je nomme le problème, clairement et sans détour

💡 Comment mettre en pratique cet équilibre dans mon quotidien de manager ?

Le plus grand secret pour trouver cet équilibre dans sa posture managériale ? La préparation.

Avant chaque entretien (recadrage, annonce difficile, feedback d’amélioration…), prenez le temps de structurer votre approche. Posez-vous ces deux questions simples :

👉 Dans cette partie de l’échange, est-ce que je dois activer l’empathie ou le courage ?
👉 Est-ce que mon naturel (plutôt empathique ou plutôt courageux) risque de me faire dévier ?

Un entretien managérial bien mené, c’est un équilibre dynamique entre ces deux dimensions, un mille-feuille d’empathie et de courage, selon les phases. Cette préparation, coûteuse dans un premier temps, devient au fur et à mesure un réflexe. Et c’est là que la posture se solidifie vraiment.

Pourquoi manager d’anciens collègues est un vrai défi ?

La promotion interne d’un top performer est une stratégie RH souvent pertinente.
Mais elle a un angle mort : être excellent dans son métier ne suffit pas à devenir un bon manager.
Trois effets contre-productifs peuvent rapidement surgir.

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1. La surproduction

Vous connaissez les dossiers mieux que quiconque et vous avez du mal à lâcher vos comptes stratégiques. Résultat : vous produisez comme avant, en plus du management. Vous vous épuisez et votre équipe ne monte pas en compétences.

Risque : l’épuisement

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2. L’insensibilité à la difficulté

Quand une tâche est devenue automatique pour vous, vous oubliez combien elle était complexe. Sans le vouloir, vous devenez démotivant pour un junior qui peine là où vous excellez.

Risque : la démotivation de l’équipe

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Le poids du passé commun

Vous managez des gens avec qui vous avez partagé des déjeuners, des victoires, des frustrations et parfois des critiques de la direction. Ce lien affectif brouille le lien hiérarchique. Et c’est là que tout se complique.

Risque : la perte d’autorité

Les deux pièges à éviter absolument lorsque l’on débute en management

Face à ces anciens collègues, deux réflexes opposés se mettent en place et les deux mènent dans le mur.

  1. Le laxisme. On évite les confrontations, on ne tient pas les positions difficiles.
    ❌ Résultat : l’autorité s’effrite, l’équipe devient individualiste, et le manager se retrouve seul à gérer les imprévus.
    ✅ Solution : travailler son courage
  2. Le pivot brutal vers l’autorité. « Je ne suis pas là pour me faire des amis. »
    ❌ Résultat : Ce virage à 180° crée une équipe qui fait le strict minimum et rien de plus.
    ✅ Solution : travailler son empathie

Quelle formation choisir pour débuter en management ? 

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