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Les 4 piliers du Leadership bienveillant

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« Je pensais écouter, mais en réalité je n’attendais qu’une seule chose, c’était donner mon avis, avoir le dernier mot. »

Le décalage entre l’intention d’exercer un leadership bienveillant et la pratique réelle est le point de départ de nombreux dysfonctionnements en entreprise. À travers un témoignage honnête, Maud vous partage ce qu’elle a mis en place concrètement pour progresser et développer cette précieuse compétence managériale.

Leadership bienveillant : les 4 outils qui changent tout

À travers son témoignage en tant que manager, Maud vous partage :

  • Pourquoi l’écoute active transforme la dynamique d’équipe
  • Comment exprimer de la reconnaissance sans que cela ne sonne faux
  • Ce que l’énergie positive change concrètement dans le quotidien managérial
  • Pourquoi l’humilité et l’exemplarité sont plus puissantes que l’autorité

Écouter pour comprendre, pas pour répondre

Pourquoi vos collaborateurs n’osent plus s’exprimer ?

Beaucoup de managers pensent écouter leurs équipes. En réunion, ils laissent parler, acquiescent… Mais une habitude revient souvent : couper la parole, trancher avant que l’autre ait fini, imposer une direction sans laisser une chance de développer l’idée.

« J’écoutais pour répondre, pas pour comprendre », confie Maud. « Résultat, mes collaborateurs ne se sentaient pas entendus et ils n’osaient plus s’exprimer librement. »

💡À retenir : Un manager qui occupe trop de place dans les échanges crée, sans le vouloir, un environnement où prendre la parole devient risqué. Les collaborateurs anticipent la réponse, doutent de l’utilité de s’exprimer, et finissent par se taire. 

La chaîne d’écoute : un dispositif simple à mettre en place

Pour inverser cette dynamique, Maud a mis en place ce qu’elle appelle une « chaîne d’écoute », du top management jusqu’aux équipes opérationnelles.

Concrètement : au début de chaque réunion hebdomadaire avec son comité de direction, elle pose deux questions, puis se tait.

Question : Objectif : 
Qu’est-ce qui freine vos équipes aujourd’hui ? Identifier les blocages concrets
Avez-vous une idée en tête qu’on n’a jamais explorée ? Libérer les initiatives

La première fois, le silence dure : les membres du comité n’ont pas l’habitude. Quelques semaines plus tard, les idées et les solutions fusent.

 

Ce que l’écoute active change dans l’équipe

Un manager bienveillant qui pratique l’écoute active crée un climat de confiance dans lequel les collaborateurs s’expriment librement. C’est l’une des bases d’un management participatif durable. Les échanges deviennent plus ouverts et plus directs. Le manager cesse d’être le point de passage obligé de chaque décision et devient un facilitateur.

« Le leadership, ce n’est pas avoir du pouvoir sur ses équipes, c’est avoir le pouvoir pour faire agir ses collaborateurs », résume Maud.

La reconnaissance, au-delà du salaire

Que se passe-t-il quand la reconnaissance est absente ?

On a longtemps considéré que le salaire suffisait à reconnaître le travail fourni.

Mais quand les efforts passent inaperçus, la motivation s’érode petit à petit : les collaborateurs se contentent du strict minimum, non par mauvaise volonté, mais parce qu’il n’y a plus rien qui les encourage à faire davantage.

💡 À retenir : La reconnaissance répond à un besoin différent de la rémunération : celui d’être vu et de sentir que ce qu’on fait compte au-delà du contrat.

Valoriser les efforts, pas seulement les résultats

Il ne faut pas célébrer que les objectifs atteints.

L’exemple de Maud est parlant : une équipe marketing lance une campagne qui n’atteint que 50 % des objectifs fixés. L’ancien réflexe aurait été de pointer l’échec. Avec cette, nouvelle approche on s’attache à féliciter les 50 % atteints et on ouvre une conversation sur comment faire mieux la prochaine fois.

Cela change profondément la relation au droit à l’erreur dans une équipe. Les collaborateurs osent davantage quand ils savent que leur engagement sera reconnu, même si le résultat final n’est pas au rendez-vous.

L’effet domino de la reconnaissance

La reconnaissance est l’un des leviers les plus directs sur l’engagement des collaborateurs et le bien-être au travail.

La reconnaissance la plus puissante est celle qui se propage. Une fois par mois, Maud valorise publiquement les initiatives réussies de ses managers, et leur demande de faire de même avec leurs équipes. Ce relais crée un effet domino : la reconnaissance circule d’un niveau hiérarchique à l’autre, par simple imitation.

L’énergie positive : une posture qui s’apprend et se transmet

Transformer les difficultés en apprentissages

Quand quelque chose ne fonctionne pas, le réflexe fréquent est de chercher un responsable. 

➜ Ce type de réaction, même sans intention de nuire, installe une culture de la peur : les collaborateurs évitent de prendre des initiatives pour ne pas s’exposer, et les erreurs sont cachées plutôt qu’analysées. 

La nouvelle approche repose sur le questionnement sans jugement. « Qu’est-ce qu’on a appris de cette situation ? Comment pourrait-on faire différemment ? ». 

Ce que la posture du manager transmet à l’équipe

La posture du manager agit comme un signal permanent pour l’équipe. « Si je suis fermée, préoccupée, sans un mot positif, je mets une chape de plomb sur l’ambiance », observe Maud.

L’énergie d’un manager est contagieuse, dans un sens comme dans l’autre.

Des réflexes simples à adopter au quotidien

Moment Action
Chaque matin Se fixer une intention : à qui vais-je envoyer du positif aujourd’hui ?
En réunion d’équipe Demander à chacun de partager sa fierté de la semaine
Après une difficulté Questionner sans juger : qu’est-ce qu’on en retient ?
Après une bonne gestion Envoyer un message personnel de reconnaissance

Humilité et exemplarité : montrer l’exemple plutôt qu’imposer

Faut-il vraiment tout savoir pour bien manager ?

Croire qu’un bon manager doit tout savoir, tout décider, tout contrôler est une conviction répandue.

Elle produit un effet contre-intuitif : en voulant incarner l’autorité, on limite la créativité des équipes. Quand la vision du manager s’impose systématiquement, les collaborateurs arrêtent de proposer.

➜ Il faut accepter de ne pas savoir, de dire « je ne sais pas » sans que cela entame sa crédibilité. Ce changement libère des échanges construits et laisse de la place à chacun dans l’équipe.

💡 L’exemple concret de Maud : après avoir perdu un gros appel d’offres, elle a organisé un retour d’expérience en commençant par partager ses propres erreurs sur le projet, avant de demander aux collaborateurs de faire de même. La conversation a porté sur les solutions plutôt que sur les responsabilités. « C’est cette transparence qui a renforcé la confiance entre nous ».

Les 7 étapes de l’empathie

  1. Se mettre en écoute active : observer le verbal et le non-verbal, la gestuelle, le regard, la posture.
  2. Observer les émotions et les sensations : détecter les changements de voix, les petits gestes, les signaux faibles.
  3. Questionner pour explorer : comprendre comment l’autre vit la situation, sans chercher à convaincre ni à donner un avis.
  4. Reformuler la compréhension : restituer ce qu’on a compris de ce que vit l’autre.
  5. Reprendre un langage proche : reformuler avec les mots de l’autre, pas les siens.
  6. Clarifier la demande : demander ce que l’autre attend, résister à la tentation de proposer une solution immédiate, et l’inviter à trouver la sienne.
  7. Aider à se mettre en mouvement : accompagner la personne vers l’objectif qu’elle s’est elle-même fixé.

Trois pratiques issues du terrain, simples à mettre en place :

Le speed meeting de gratitude

En binôme, chaque membre de l’équipe identifie une qualité chez son collègue, et lui explique en quoi elle lui est précieuse.

Cet échange de gratitude renforce la confiance entre les personnes et s’intègre facilement dans une réunion d’équipe existante.

Le partage d’erreurs en réunion

On commence les réunions d’équipe en partageant une erreur commise récemment, et les leçons qu’on a tirées de cet échec.

Venant du manager, ce geste ouvre l’espace pour que les collaborateurs fassent de même sans crainte d’être jugés.

Le feedback régulier et l’écoute active au quotidien

On parle moins, et on questionne plus.

On écoute les besoins, les idées, les frustrations sans interpréter ni juger. Cela permet aux collaborateurs de s’exprimer librement et, à long terme, de prendre plus d’initiatives.

💡 À retenir :

Le leadership bienveillant se démontre par la cohérence entre ce qu’on demande et ce qu’on fait. Si on attend de ses équipes ponctualité et respect des délais, on s’assure d’être irréprochable sur ces points.

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